8 mars : journée de la femme

Le 8 mars, journée de la femme, est comme chaque année l’occasion de rassemblements, de colloques de débats pour célébrer les conquêtes féministes, mais aussi pour dénoncer les situations tragiques qui se perpétuent encore aujourd’hui à travers le monde et dans notre société…

Car en effet, selon la lettre de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, les chiffres sont édifiants. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint, plus de 220 000 femmes subissent chaque année des violences conjugales graves, plus de 80000 femmes seront victimes de viol ou de tentative de viol.

Fait moins grave car ne touchant pas l’intégrité physique ou mentale, l’inégalité des femmes est flagrante, que ce soit au niveau professionnel, politique ou dans la société. Ainsi même si l’on constate certains progrès, l’accès aux postes à responsabilité reste faible, elles n’occupent par exemple que 17% des ministères dans le monde. Si la France est plutôt bon élève, les postes régaliens restent réservés aux hommes, en reflète le dernier remaniement.

Les femmes revendiquent leur égalité, mais les contraintes culturelles, sociales, religieuses et économiques freinent aujourd’hui leur mouvement de libération. L’émancipation de la femme passera par les hommes, par les décisions qu’ils porteront, car ils détiennent aujourd’hui la quasi-totalité du pouvoir. L’action de l’homme pour l’émancipation de la femme ne relève pas de l’altruisme.

Au-delà d’un droit humain fondamental, une réelle égalité homme-femme bénéficierait pour toutes les sociétés que ce soit d’un point de vue social, économique ou sanitaire. Le combat que doivent mener les hommes, y compris sur eux-mêmes, nécessite aussi d’agir sur les actions quotidiennes, notamment dans le cercle familial, de lutter contre tout discours discriminatoire et punir sans relâche chaque action touchant à l’intégrité physique et morale des femmes.

La CFDT revendique aujourd’hui une juste représentation des femmes à tous les postes dans les entreprises, dans les conseils d’administration, les comités de directions d’entreprise, les postes de pouvoir et de décision. Cela s’impose également dans nos structures. Les quotas sont souvent dénoncés, ils sont pourtant une réelle solution pour lancer le processus permettant aux femmes de participer plus activement aux prises de décision.

Alors oui, aujourd’hui revendiquons ce 8 mars, comme la journée consacrant la femme, ses aptitudes, ses compétences, et dénonçons le tragique d’une condition toujours si déséquilibrée. Faisons du 9 mars, et de tous les autres jours de l’année des journées où se conjugue prise de conscience de chacun et soutien total dans ce combat au bénéfice de toutes et tous !

Tract CFDT : Acquis pour l’égalité femmes/hommes
Mars 2016
Affiche CFDT 8 mars