Responsabilité et engagement

Par webmaster,

Les sujets ne manquent pas pour mettre régulièrement en lumière la notion de responsabilité qui incombe à chacun d’entre nous, dans notre vie quotidienne, personnelle, professionnelle, militante ou citoyenne.

La responsabilité recouvre des réalités différentes. Elle est individuelle ou collective. Elle peut être civile, pénale, morale... Elle peut concerner des Etats avec la responsabilité de protéger les populations contre les génocides, ou les employeurs avec la responsabilité de veiller à la santé et la sécurité des salariés. In fine, la responsabilité se situe dans le rapport que nous avons aux autres.

Ainsi, la crise des migrants nous a douloureusement rappelé qu’elle consiste aussi à apporter son concours à autrui, ce qui suppose de se référer à des valeurs d’humanisme, de solidarité et de fraternité. La fin d’année 2017 a quant à elle été le théâtre de ce que le satiriste américain Ambrose Bierce appelle « l’irresponsabilité institutionnelle ».

Elle a démontré que des personnes agissent avec un grand pouvoir et une faible responsabilité. Pour preuve les dérapages incessants du Président américain, et surtout la ligne de crête que ce dernier a trop souvent emprunté avec son homologue nord-coréen, mettant en péril l’équilibre international et la paix mondiale.

Car la responsabilité renvoie à l’acceptation que les actes que nous posons ont indéniablement des conséquences pour soi, pour les autres et pour l’environnement qui nous entoure.

Elle rappelle aussi que l’on agit en acceptant les obligations qui nous incombent. Parmi celles-ci, celle de réparer un dommage, ou de quitter un poste, un mandat, dès lors que l’on perd sa légitimité et son crédit. Notre responsabilité découle de notre liberté d’agir et de notre autonomie pour le faire.

Plus largement, la responsabilité est une valeur fondamentale qui guide l’action de tout individu. Elle sous-tend une dimension éthique ou morale au regard de laquelle nous réalisons nos choix, nous décidons et nous posons des actes.

En tant qu’organisation syndicale, la période qui s’ouvre exige de nous d’être responsable. En tout premier lieu, celle de démontrer notre utilité sociale, en tant que corps intermédiaire attaché à l’intérêt général, représentatif des aspirations de tous les travailleurs, face à un gouvernement qui tend à faire fi de notre existence.

Vis-à-vis des salariés et en tant que première organisation syndicale dans le privé, notre responsabilité consiste à les défendre, à obtenir de nouveaux droits face aux transformations des entreprises pour prouver que démocratie sociale rime avec modernité. Est responsable celui qui s’engage, qui propose et qui négocie.

C’est le sens que la CFDT donne à son action face à certains attentismes et conservatismes syndicaux et patronaux.